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Certains diront "putain quel chieur". En même temps je n'oblige personne à me lire.

Dans une année vous avez 365 jours et dans le pire des cas 366. Pour moi, 365 ou 366 jours cela ne change rien. J'ai cette sensation de n'avoir jamais aucun moment de répit.

J'exagère peut-être en disant cela mais parfois j'ai cette sensation.

Je suis quelqu'un qui peut partir dans des délires complètements fou, comme cette vidéo (cliquez-ici) ,et j'ai aussi ce côté un peu chieur où je réfléchi et analyse parfois de trop. Sans oublier ma grande gueule.

Les deux côtés de ma personnalité me conviennent assez bien. Je trouve que c'est un luxe de pouvoir ce plonger dans ces univers. J'ai toujours été un garçon très calme sans histoires qui aimait se retrouver dans sa chambre pour pouvoir comprendre ce que les grands vivaient et racontaient. Sans oublier mon inquiétude permanente de pouvoir aiderà l'époque, ma maman très malade, afin qu’elle se repose. Déjà à 8-9 ans je pouvais faire un peu de ménage ou le repas (elle me l’a dit) et elle me parlait très souvent de ces inquiétudes, de ces problèmes. Ma maman était la personne que j’aimais le plus au monde et que je voulais protéger de tout mon coeur.

Attention ! J’étais un enfant et je pouvais être chiant, insolent et bordélique. J’étais loin d’être un modèle.


 

J'ai passé ma journée à l'hôpital où j'ai reçu mon traitement (Remicade). En revenant à la maison épuisée, j’ai eu un coup de blues et me voilà devant Bridget Jones. J'adore ce genre de film, les comédies anglaises sont géniales comme les vieux films avec Gabin et Belmondo.

En discutant avec ma gentille femme par texto ce midi je lui ai avoué que parfois, quelques jours par an, je n’en pouvais plus de cette vie. De devoir me battre et de devoir sourire chaque jour comme si de rien n'était.

En général cela ne me gêne pas, au contraire. Mais 5-6 fois par an j'ai besoin de me reposer. De couper avec ce monde individualiste et égoïste où le superficiel est souvent gage de grandeur.

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Ce soir, j'ai deux sentiments qui se chevauchent

Celui où j'ai envie de croire que je peux devenir journaliste sportif, même si j'ai bien conscience de mes lacunes et de mon manque d'études (BEP électronique). Les médecins me considèrent inapte pour continuer mon métier (éducateurs en quartier ou directeur ALAE). Le journalisme est ma seule opportunité de retrouver une vie sociale. J'ai mis les pieds dans l'engrenage par hasard il y a 1 an. C'est difficile de ne pas être maitre de sa vie. Si on me donne l'opportunité de faire ce métier je me battrais pour réussir, pour montrer à tout le monde que j'en ai les capacités. J’ai tellement peu confiance en moi. Je vais tenter de me former mais comment faire ? Comment y arriver ?

Et il y a cet autre sentiment, où j'ai envie de partir m'isoler. Couper mon téléphone pendant 1 semaine, sauf pour ma femme et mes enfants, afin de me ressourcer. Je veux sortir un temps de ce monde speed et de charognards. Il est important pour moi de finir mon livre et seul le silence me permettra d'y arriver. Plus de télé, de téléphone ou de connexion wifi.  Comme les clichés d’écrivains dans les films. Un petit whisky et une clope à la main. Pour moi ça sera coca et une « chupa -chups ».

Mais bon impossible, pas de tunes. Je ferais donc des efforts, je sais que demain je me lèverais avec le sourire et avec l'esprit orienté vers la joie de vivre, tout simplement.

 

Une année chez moi c'est comme ça :

 

Depuis 2 ans, je jongle entre opérations, soins infirmiers et accessoirement des séjours à l'hôpital. Je ne reviendrais pas sur le fait de devoir être psychologiquement costaud pour affronter les moqueries, les regards et les leçons de morales. Ajouter à cela ma famille qui ne m'épargne pas forcément non-plus et dont je suis toujours en stresse quand j'y vais ou quand ils viennent nous voir, tellement je me sens un moins que rien par rapport à eux. Et puis comment ne pas faire abstraction de ces attaques ou de ce manque de compréhension ?

Mais tout ça fait de moi un "Gros con". J'ai conscience d'être un "Gros con" par moment. Pas plus tard qu'hier je l'ai été avec mon fils. Je l'ai engueulé, pourri même injustement car il a fait un caprice chez le coiffeur. La fatigue accumulée m'a fait perdre mon sang-froid au point que des vieux ont osés me remettre en place. Ils avaient plus ou moins raisons même si en aucun cas je ne toucherais mes enfants. J’ai eu honte, j’ai cru voir mon père avec moi et je ne veux plus ça.

De suite, je me suis excusé auprès d'Eden. Je l’ai pris dans mes bras et lui ai dit « Pardon, tu ne mérites pas. C’est de ma faute ». Je m'en suis tellement voulu. Je n'aime pas quand je suis comme ça.

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 Eden et moi, je l'aime et j'ai compris la leçon mon ptit "Coco"

Voilà ce qui arrive quand tu cumules les soucis, les douleurs et les annoncent négatives.

Il est évident que la vie n'est pas un long fleuve tranquille et que chacun à ces propres problèmes. On m'accordera quand même que ce que j'ai vécu en début d'année me laisse un peu de crédit par rapport à beaucoup de monde. 

Mon propos est juste de dire que le calvaire n'est pas que physique où seulement dû à mes douleurs. Quand vous êtes à côté d'un malade, comprenez que notre vie n'est plus normale, que même les moindres petits soucis s'ajoutent à notre combat quotidien et qu'on peut avoir envie de changer de vie un laps de temps.

Mis à part Audrey, Eden et Emma, j'ai de la chance d'avoir des amis qui me soutiennent et me comprennent. Je suis touché par Johan, Bruno et Tiphanie qui m'aident à me réorienter. Jess, Claire, Aurélie, Caroline, Rosé et d'autres sont gentils lorqu'ils me complimentent sur mes écris. Est-ce que j'y crois ? Pas trop. En tout cas je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas. Mais cela me fait plaisir et me permet de continuer. (Malheureusement pour vous) hi, hi, hi !!!

Surtout ne vous méprenez pas, dès demain je vais rebondir et dans 15 jours vous pourrez voir un nouveau projet. Ecrire ou dessiner ont toujours été des moyens pour moi d’exprimer des choses que je n’osais montrer ou dire en public. Je mentirais en oubliant d’émettre qu’écrire est parfois mieux qu’une bonne thérapie.

 

Alors les amis on va dormir et demain on pète la forme au réveil ???

Kev