Evidemment beaucoup vont sourire mais c'est une étude sérieuse relayée par le Site "Allô Docteur"... Moi ce que j'en dit, nos femmes ont souvent mal à la tête du coup on se console autrement et après il ne faut pas s'étonner qu'on ne soit pas au top.

Résultat mesdames éviteés les migraines, lol !!!

Coupletroublesexuel2lit

La masturbation a de nombreux bienfaits (découverte de son corps, production d'endorphines, "régulateur" en cas de désir différent dans le couple,…). Mais elle se révèle nocive lorsqu'elle devient addictive ; elle peut alors perturber l'érection et l'éjaculation lors des rapports.

L'étude[1], menée par Ricardo Porto, concerne l'addiction à la masturbation ; en d'autres termes lorsqu'elle est réalisée de façon incontrôlée et répétée, avec la mise en place d'une dépendance. Or la pratique fréquente de la masturbation, de façon répétée et automatique, peut aboutir à des troubles sexuels[2], à type de trouble de l'érection et d'incapacité à éjaculer dans le vagin (appelée anéjaculation coïtale). La thérapie comportementale aiderait à déconditionner les patients et leur apprendre à retrouver une érection devant leur femme et à jouir en elle.

Pourquoi la masturbation devient-elle addictive ?

Ricardo Porto a disséqué les mécanismes : la masturbation qui se conclut par l'éjaculation active le circuit de la récompense, le circuit du plaisir qui est impliqué dans les addictions. Réalisée de façon fréquente, elle laisse une empreinte au niveau de ce circuit. L'homme se conditionne à avoir une érection en stimulant son pénis pour le faire durcir et se faire jouir ainsi ; peu à peu il n'est plus capable d'avoir une érection provoquée par le désir de sa partenaire et/ou de jouir en elle. Les sensations dans le vagin sont en effet très différentes de celles provoquées par les mains, aussi bien en terme de rythme, de pression, d'intensité. De plus, la pornographie est très souvent utilisée pour augmenter l'excitation et elle devient indispensable à l'excitation et à la jouissance. Les habitudes de masturbation, sa fréquence et son automatisme, mais aussi l'appel à la pornographie, contribuent à perturber le déroulement de l'érection et de l'éjaculation, au sein des rapports sexuels.

Conditionner le cerveau et le corps en changeant de comportement

Le cerveau est doué d'une forte plasticité dans tous les domaines, y compris sexuel. Autrement dit, il est capable de se déconditionner et certains patients peuvent apprendre à avoir une érection et à jouir différemment, à nouveau dans des circonstances classiques de couple.

Ce que l'auteur de l'étude confirme via 35 cas, suivis durant un à 3 ans. 10 d'entre eux présentaient une anéjaculation coïtale, 25 un trouble de l'érection et parmi eux, 5 souffraient des deux dysfonctions sexuelles, 8 étaient dépendants à la pornographie et 8 se plaignaient d'une diminution de leur libido. Ricardo Porto a ciblé l'addiction à la masturbation, en traitant en parallèle la dépendance à la pornographie et les difficultés de couple qui en résultaient. La prise en charge était à la fois psychologique et comportementale.

En cas de trouble de l'érection, liée à la pratique d'une masturbation sans véritable excitation, juste pour atteindre l'éjaculation et le plaisir, la thérapie a consisté à changer le mode de masturbation. Le patient doit être excité, par désir spontané ou en faisant appel à son imaginaire érotique. Et ce n'est plus sa main qui bouge sur son sexe, mais son bassin pour faire glisser le pénis dans la main immobile, ce qui se rapproche davantage de la pénétration.  C'est en répétant systématiquement ce schéma, durant plusieurs semaines que le patient peut se déshabituer.

Pour apprendre à nouveau à éjaculer dans sa partenaire, l'homme doit augmenter son excitation en faisant appel aux fantasmes qu'il utilise durant la masturbation. Il utilise la technique de masturbation ci-dessous mais il suit la méthode[3] décrite par Perelman.. Le rapport doit ensuite être interrompu pour que l'éjaculation soit provoquée à la main (idéalement par la femme qui enserre le pénis, durant ses va et vient). Elle se fait toujours dans le vagin. Progressivement, la stimulation manuelle sera arrêtée de plus en plus tôt, jusqu'à ne plus être nécessaire.

Des résultats encourageants

La prise en charge dura 4 mois pour les patients les plus assidus, plus d'un an pour ceux qui l'avaient interrompue. Au final, 19 patients des 35 patients (54%) ont été déconditionnés, 3 sont toujours en cours de suivi, 13 ont abandonné ou ont été perdus de vue.

En conclusion, l'auteur rappelle le rôle de la masturbation addictive dans certains troubles sexuels et la nécessité pour les sexologues de l'évoquer systématiquement en cas de trouble de l'érection ou d'anéjaculation coïtale.