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La dépression post-partum est un tabou. Peu de personnes peuvent comprendre ce qui arrive à une maman qui vient de donner naissance à un enfant.

Je sais de quoi je parle. Ma femme a malheureusement connu la dépression post-partum juste après la naissance de notre premier enfant, notre fille Emma. Rien ne présageait que cela allait arriver car notre enfant a été le fruit de l'amour, il a été attendu et aimé. La grossesse s’est très bien passée. Sauf que quand Audrey a tenté d'allaiter Emma, elle n'a pas réussie. De là s'en ai suivi une culpabilité, une impuissance pour s'occuper d'elle.

Le fait d'entendre les gens autour d'elle dire "c'est mieux d'allaiter l'enfant à moins de risque de choper tel truc ou tel machin", qu'a débuté une chute morale au point de ne pas réussir à porter notre enfant ou à lui donner le biberon. 

Allaiter n’est pas une fin en soi. Vous n’êtes pas une mauvaise maman si vous ne l’allaiter pas. Votre enfant ne sera pas plus malade et ne vous aimera pas moins. Le côté bénéfique est que votre conjoint pourra profiter de nourrir l’enfant au biberon et vous ça vous permettra de vous reposer plus souvent.

De notre côté, peu de monde a compris et ont essayés de la pousser en lui disant "Mais faut te bouger, tu l'as voulu ta fille". Plus on lui disait cela, plus elle s'enfonçait. Elle se sentait incomprise, elle pensait être une mauvaise maman. Mais j'ai toujours cru en elle et j'ai assez vite pigé qu'elle déprimait. Il y a eu pendant presque 5 ans une déprime continuelle. Avec des hauts et des bas. Mais c'est surtout les 18 premiers mois qui ont été les plus difficiles pour elle, pour Emma et pour moi. Cela a été difficile à vivre pour chacun d’entre nous.

On a tellement voulut être une famille, c’était un rêve que l'on n'a pas pu profiter. On a essayé de se sortir de cette mauvaise passe, on est resté soudé et surtout amoureux. Même si j'avoue qu'il y a eu des moments où elle déprimait tellement qu'elle voulait me laissait seul avec notre fille ne se sentant pas une bonne maman et incapable de l'être. Est-ce qu’elle a pensée en finir ? Je ne sais pas. Je ne pense pas mais je ne suis pas dans sa tête.

Mon témoignage et celui ci-dessous doivent permettre d'ouvrir les yeux sur cette situation possible et pas si rare. Que les mamans qui vivent cela ne le demandent pas et n'y peuvent rien. Il faut que les maris, conjoints et/ou papas soient patient, compréhensif et à l'écoute. Idem pour la famille, les amis et les médecins. Personnellement, au bout de 18 mois j'ai alerté mes beaux-parents car je ne pouvais pas y arriver seul. Entre vouloir aider ma femme et m'occuper d'Emma pour pas qu'elle ressente tout ça, j'ai craqué. J’étais épuisé.

Chez ma femme le fait d'être maman a aussi fait remonter des démons du passé qu'elle n'a pas pût gérer et dont elle n'avait jamais parlé (même pas à sa famille). Un jour, je l'ai laissé seule avec ces parents toute une journée. Elle s’est lâchée, leur a parlé et ils ont mieux compris ce qu'elle vivait. Depuis cette journée, elle a remonté la pente doucement. 

J'étais sûr qu'elle serait une maman merveilleuse et je ne l'ai pas abandonné. On s'aime pour les bons moments mais aussi pour les moments plus difficiles. On doit s’entraider. Depuis, nous avons eu un petit garçon et nous sommes heureux tous les quatre. 

Alors s'il vous plait soyez à l'écoute. Ces mamans souffrent et ne demandent qu'à aller mieux. Elles aiment leurs enfants sans aucun doute. Ne les rejeter pas, aidés les.

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