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J'ai l'habitude de sourire et de positiver. Même dans les moments les plus difficiles je garde le moral. En étant sur Facebook, en étant sur les réseaux sociaux ou en observant certaines personnes je peux dire qu'on est tous identique. J'entends les gens se plaindre, je lis régulièrement "ce n'est pas parce que je souris que je n'ai pas de problème" et on tous cette sensation que notre vie est compliquée et pour certains très difficile. On considère très souvent que nos soucis sont important ou grave jusqu'au jour un autre problème plus dur appairaisse et nous permettent de relativiser les précédents.

Pour ma part, je ne considère pas être pauvre, je ne considère pas avoir une vie compliquée ou difficile, et oui je souris malgré mes problèmes. Je sais, ce que les gens (certains) pensent. Certains sont compatissant et d'autres me trouvent pénible à écrire ou communiquer mes états d'âmes. Je suis ce que je suis, c'est même par moment quelque chose qui me hante. Je doute toujours de bien ou mal faire, je doute toujours de ne pas être à la hauteur, d'être considéré comme prénible. Malgré tous mes défauts, je pense être une personne bien. Je ne jalouse personne, je ne me prends pas pour un mec génial malgré que je ramène sûrement beacoup de chose à moi (c'est mon angoisse d'être nul, je cherche constamment du soutien) mais surtout je n'ai aucune méchanceté (je sais je me répète dans mes post mais j'essaye d'être clair pour ceux qui arrivent).

Tout cela pour en venir au fait que les derniers évènements m'amène à en avoir un peu marre. Je ne vais pas me plaindre ou faire la tronche. Je vais juste écrire pour continuer à me sentir mieux dès demain. L'écriture est pour moi, un moyen d'extérioriser ce que je ne peux montrer. Je vais continuer à sourire et à assumer mes fonctions de papa, de mari, de coach ou de petit pigiste. Je ne suis pas du genre à me dérober, à fuire mes responsabiltés. Mais je suis fatigué.

Une route infinment longue

J'aurais sûrement confirmation jeudi que mon éventration est de retour et que je devrais à nouveau me faire opérer. Je n'ai pas peur mais j'en ai marre de voir ma route si longue. J'ai l'impression qu'elle est interminable. Putain 13 opérations, 9 en presque 3 ans, vous vous imaginez mon quotidien ? En plus de ça, je vais 10 fois aux toilettes par jour, j'ai mal à ma cicatrice, je suis hyper crevé et je prends mes traitements chaque matin. Mais encore le côté médical, n'ai pas ce qui me fais chier (sans mauvais jeu de mots). En plus de l'éventration, c'est le foie qui déconne. 

Je suis fatigué de ma situation. Je suis épuisé de ne pas savoir quoi faire de ma vie. Je suis fatigué de faire deux pas en avant et d'en faire plusieurs en arrières peu de temps après. Aujourd'hui, je ne sais pas où je vais. J'ai deux certitudes, je serais toujours malade et j'ai deux magnifiques enfants. Pour le reste, c'est le flou total. Je suis réaliste en pensant qu'à 36 ans je suis dans un état compliqué. Qu'est-ce que cela sera dans 5, 10 ou 20 ans ? Cette maladie ne va-t-elle pas détruire mon couple ? Mes enfants ne vont-ils pas en avoir marre ou avoir honte de moi ? Professionnellement, je ne retravaillerais peut-être plus ou peut-être que cela sera dans un domaine que je n'aime pas. 

Je suis dans une période où je suis à bout. J'aurais besoin d'espoirs et de projets pour me sentir utile, vivant. Là, je suis un homme mort (qui ne sert à rien). J'aimerais pouvoir me couper du monde un petit temps, juste pour me poser, analyser et remettre la machine en marche. Je vous écris, et je suis perdu. Je trouve moins mes mots et j'ai l'impression que ce post est nul. E

t puis à quoi je sers ? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter cela ? Qu'est-ce que je dois me faire pardonner pour que le destin bascule du côté de la force ?

Je vais être honnête, de temps en temps, c'est une sorte d'appel à l'aide que je fais en écrivant. Je me dis qu'un jour, une personne me lira et aura une idée pour me sortir de cette morosité quotidienne. Je déteste avoir la tête dans le sac mais parfois ça fait du bien de se laisser aller et ne plus être le roc que les gens perçoivent. Se faire chouchouter ça a du bon, non ?

 

En tout cas, là, je n'ai plus envie de faire d'effort, je n'ai plus envie de me battre. J'ai besoin de lâcher la pression. Fuck boordel, fuck, fuck !!!

Alors les geeks, demain vous me chouchoutez ?

Kev